Caresse des cheveux

Illustration: Giovanni Boldini

Caresse des cheveux

De ma main je caresse tes cheveux,
D’une plume je passe sur tes yeux,
Je descends le long de ton corps
Pour y chercher des frissons encore

J’écris sur ton bras, des mots
Qui à eux seuls forment une histoire
Sous la douche au fil de l’eau
S’en iront tout mouillés, dare-dare

J’en écrirai d’autres sur ton ventre
Ils feront une danse celle d’une déesse
Pour lettre par lettre venir te prendre
Et t’emporter là vers cet antre,
Dans une farandole de folle liesse.

© G.Ecrits – 29.09.2008 

 

La réunion des arbres (conte d’automne)

La réunion des arbres (conte d’automne) texte inspiré depuis un atelier d’écriture qui n’existe plus.

J’ai repris ce texte depuis mon ancien blog filamots et parce que angelilie ou Voyage Onirique a repris cette artiste en y mettant d’autres peintures, ceci avec bonheur.

 

La réunion des arbres

Elles volaient, tourbillonnaient, emportées par le balai qui les poussait en un tas de plus en plus épais. Il faisait déjà froid pour la saison en ces terres de l’hémisphère Nord.

Les mains du balayeur étaient engourdies par le froid et surtout par le vent qui soufflait ce matin par rafales.

Les feuilles étaient toutes si indisciplinées. Il avait beau les récupérer, un souffle, une brassée et tout lui échappait.

Il vit un tourbillon plus important se former dans le sous-bois. Il releva le col de sa grosse canadienne qui lui avait été donnée qu foyer du centre de secours. Il grommela entre ses dents sur le mauvais temps. A sa grande surprise, ce qu’il vit devant lui en quelques minutes se former sous ses yeux, de cela il se jura qu’il le raconterait après son travail ce soir au café du village.

Il vit une longue jupe couleur rouille, des bras enveloppés de rainures brunes foncées, jaunes, rejoignaient un cou et un visage entourés d’une longue chevelure auburn.

Il se baissa, ramassa une bouteille de rhum vide à ses pieds.

Il songea que ce ne pouvait pas encore être les vapeurs de la veille qui lui donnaient des hallucinations.

Effectivement la forme quelque peu hésitante se mit en mouvement et s’avança vers lui d’une démarche fluide et aérienne.

 –         Bonjour murmura la voix, j’ai dû abandonner mon parapluie dans les fourrés, la grêle était trop forte et il s’est brisé, emportant avec lui mon cœur si fragile. Le coup me fut fatal, la branche s’est cassée, a heurté mon front, me laissant sur le chemin voilà bien longtemps. Personne ne m’a cherché, je n’existe que pour peu de temps.

 –         Voilà que j’entends des voix se dit l’homme surpris et embarrassé.

–         Je m’appelle Automne, et pour une fois je viens pour vous aider dans votre entreprise.

 –         Cela m’étonnerait lui dit-il d’un ton bougon, nous n’avons même pas été présentés, et même si vous êtes ce que vous prétendez, que me voulez-vous ?

En éclatant de rire, des feuilles se mirent à voleter autour de la forme humaine. L’automne n’en faisait qu’à sa tête. Et ce serait pour le pauvre homme bien du travail supplémentaire. La saison ne voulait rien entendre. Elle dansait autour de l’individu planté le long du trottoir abasourdi que des morceaux de plantes se mettent à lui parler.

Elle reprit de plus belle avec ces mots :

 –         Ce matin c’est la fête, tu vas avoir droit à un vœu, c’est l’été qui me l’a autorisé. Quelques rayons de soleil filtraient parmi les branches et les feuillages du grand saule qui se trouvait dans la propriété du coin. Ses longs bras venaient lécher l’eau verdâtre de l’étang, s’y baignant, plongeant également dans les profondeurs obscures de l’endroit.

 –         Je ne crois pas aux vœux, ils ne se réalisent pas, ce ne sont que des histoires de bonnes femmes.

 –         Tatata Monsieur, vous êtes là chaque année à accomplir les mêmes gestes et me maudissant en votre for intérieur de ces enveloppes qui viennent ainsi vous encombrer les pieds et le balai.  Je sais que vous aimeriez mieux me voir disparaître dans les flammes de l’enfer, ce qu’à bien des endroits sur terre vous réussissez bien, et ceci en signant votre droit à ne plus respirer d’air pur et en nous découpant à tour de bras sur toute la planète.

 –         Cela n’est pas mon problème, j’ai besoin de ce travail pour survivre, la saison est dure cette année avec tous ces changements climatiques. Que me voulez-vous finalement ?

–         Chuuuut ! …..fermez les yeux…..attendez un peu…..

Seul le vent sifflait à ses oreilles. Il n’avait pas peur. Dans son existence misérable, il en avait vécu bien d’autres.

–         Ouvrez les yeux maintenant, lui murmura la silhouette frémissante.

Il se retrouva entouré d’autres arbres animés qui s’agitaient dans tous les sens, plongés entre eux dans un bruit épouvantable de feuilles qui bruissaient. Il se rendit compte qu’ils tenaient conseil. Un grand chêne imposant et majestueux semblait être l’orateur principal. Ils avaient dressé une table en tronc d’arbres déracinés par les nombreuses tempêtes. Des fruits de toutes sortes y étaient déposés ainsi qu’une maison légèrement en retrait, de forme circulaire, tout en bois, tournant au gré des rayons solaires l’attendait, prête à s’y installer.

–         Voici ta nouvelle demeure souffla le plus grand dans la verdure.

Le balayeur n’osait y croire, parcourant les pièces une à une, les yeux émerveillés.

–         Pourquoi ? Je ne comprends pas ?

–         Nous nous sommes concerté et nous avons décidé de récompenser ton labeur particulièrement en cette saison. Voilà la raison. Es-tu content ?

–         Oui…….oui……bien entendu…..mais pourquoi moi ?

Il entendait sa voix en écho au-dessus des cimes des ramures, tant le silence s’était fait dense.

Un grand coup de vent, tout disparu. Il se retrouvait seul au milieu d’un parc, le balai à la main. Il s’était endormi sur un banc public. Il se leva, retourna vers son travail abandonné quelques minutes plus tôt. Il souriait. Ce soir au bistro, il aurait de quoi raconter aux copains.

© G. Oppenhuis 25 septembre 2011

Illustration : Natalie Shau

 

Bordeaux – Mon quartier – Architecture étrange

Je n’ai pas pu faire la photo en entier même en essayant sur mon ancien appareil APN la fonction adéquate.

C’était durant le mois d’août dernier. Je continue à faire des photos.
Je rédige très peu et lis beaucoup. Là je mets de l’ordre dans les images récupérées sur mon ancien petite appareil photo et les trie enfin. D’où l’opportunité de mettre cette fantaisie d’architecture que je déteste. C’est du moins mon avis. Pfff !!! je suis passée récemment et c’est encore en l’état. Pas du tout heureux comme conversion.

Journal de brindille du 05-12-2018 – Merci pour tous vos commentaires

Bonne soirée,et bonne journée. (Hier soir)

J’avais commencé à écrire hier. 🙂
Je répondrai à tous vos commentaires, tous si adorables.
Hier nous avons eu des tas d’aventures et aujourd’hui pareil. Demain matin, je vais chez un professeur pour faire examiner suite à mon irm des vertèbres et de la colonne vertébrale, et ne serai donc pas présente devant mon pc. Donc, les commentaires devront attendre.

04-12-2018
Le matin, je vais chercher en vitesse, ce qui manque pour la demoiselle qui arrive à la maison. Je dépose GG à l’entrée de l’oiseau Lac. Pour ma part, je continue vers un autre endroit dans ce grand espace. Un magasin où je ne suis entrée en quatorze années que là pour la deuxième fois. Pas très curieuse brindille. 😉

Après-midi, direction Blaye, le courrier, ah oui, il est temps de lire si j’ai reçu une jolie carte et non pas les impôts.
Mais non, j’ai déjà reçu ma feuille, suis VIPO en Belgique, très pauvre. En France, moins pauvre qu’en Belgique avec ma retraite Belge. Même en ayant plus d’APL, merci monsieur maronron, qui a augmenté chez GG sa CSG, une honte. Mon APL, j’y avais droit, étant mariée à un Français encore actuellement, juste séparée, et plus de cinq années d’habitation en France. Cela fait quatorze ans. Revenons à nos moutons, non à la minette, chatte toute mignonne.

J’ai appris qu’elle avait été trouvée avec son petit-frère dans la rue, emmenée par la société protectrice des animaux pour être euthanasiés tous les deux. Là elle y passe un mois, le début de sa vie. Ensuite elle atterrit à Blaye dans cette association où j’étais déjà passée pour une petite femelle rousse. Comme elle mordait, je ne l’ai pas prise. Ces animaux ont un passé de violences et d’abandon et expriment ainsi comme ils peuvent leurs sentiments, leurs désaccords, jusqu’à détester l’être humain. J’ai vu récemment un reportage concernant des chiens grands et méchants qui doivent avoir des formations de recentrer leur écoute, et les violences éventuelles. Reportage intéressant sur les maîtres et ces chiens ceci sans aucun jugement et qui m’a interpellée.

Les papiers signés, c’est une Isabelle tricolore, née le 10 septembre 2018. Paulette est partie le 10 décembre 2014. )Pour le chiffre 10 j’ai trouvé cela un hasard supplémentaire. Le nom, à ce moment là inscrit : Chouquette.
Aujourd’hui, c’est devenu : Minou, Minouche, Chouchou, Chouke(Bruxellois pour mon petit chou, mot affectueux.

Au retour, sur l’A10, la chatte dans sa caisse de transport sur les genoux de GG qui la caresse à l’intérieur de la main, pour la rassurer. Lui qui ne voulait rien entendre au sujet d’un autre chat, voilà qu’il agit comme d’habitude avec son coeur. C’est vrai c’est un homme de coeur. 🙂
Nous bavardons dans la voiture. Exceptionnellement je roule sur la bande de droite, parce que papotages dans la bagnole, et je jette un regard à droite sur la caisse, le chat. Un camion me double sur la gauche. J’ai tendance à rouler trop à droite, et là boum, je me prends le rail de sécurité de droite.
A suivre……

ps : Ce matin je vais à la clinique pour mes vertèbres et ces fameux angiomes à examiner.

Silent Sunday #72

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Bordeaux Métropole Refuges : Une nuit gratuite près de la nature.

Crédit Photo

 

Crédit photo

Grâce au blog et son articlehttps://zappeuse.wordpress.com/2017/10/10/le-nouveau-refuge/
j’ai appris que ces nouveaux refuges étaient en plein essor aux alentours de Bordeaux, du lac et de la Métropole.
Pour en savoir davantage voir le lien du site suivant :

http://lesrefuges.bordeaux-metropole.fr/

Je conseille d’écouter les vidéos. La plus récente. Les plus anciennes sont intéressantes aussi.
Voilà des « innovations » pour ceux ou celles qui aiment s’aventurer hors des sentiers battus 🙂 

 

Silent Sunday #63

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Silent Sunday #59

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Silent Sunday #44

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Silent Sunday #42

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Participation de mon fils avec Stephan Balleux

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Sculpture de Stephan Balleux en résine. Autoportrait. Le moule de base a été exécuté par mon fils.

Exposition qui a eu lieu lorsque je l’ai vue accompagnée de ma belle-fille et de mon fils le dernier jour de l’expo à Bruxelles-Ixelles le 14 septembre 2014. 

L’artiste est pluridisciplinaire mêlant dessin, peinture, sculpture et multimédia. Dans la vidéo ci-dessous, il est aperçu une sculpture qui se transforme et ceci guidée par un ordinateur qui donne des impulsions de formes comme si elles étaient vivantes.

Dans le prospectus l’artiste dit : « Mon but est de créer le trouble chez le spectateur…. » Pour ma part ce fut réussi. Des questions quant à sa démarche, son rapport entre transformation de la matière et lui-même.

Il ajoute en effet des formes là où on ne les attend pas. Il perturbe la peinture ou l’image.

Et voici l’exposition telle que je l’ai visitée. Il est nécessaire de s’y être plongé(e) pour se rendre compte, comme le couleur central, de ces effets de miroir, où l’artiste ajoute en enlève des éléments dans la peinture. Je me suis amusée à retrouver les indices. Un chouette moment d’amusement.

Silent Sunday #7

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Bordeaux – Porte de la Victoire

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Clic sur image pour les autres participations.