Photo du jour – Tandem

Tandem de location. Habituellement, les scooters sont à une personne

Toujours et Jamais étaient toujours ensemble, ne se

quittaient jamais. On les rencontrait dans toutes les

foires. On les voyait le soir traverser le village sur un

tandem. Toujours guidait, Jamais pédalait. C’est du

moins ce qu’on supposait !

Ils avaient tous les deux une jolie casquette : l’une était

noire à carreaux blancs, l’autre blanche à carreaux noirs.

A cela on aurait pu les reconnaître ; mais ils passaient

toujours le soir et avec la vitesse…

Certains d’ailleurs les soupçonnaient, non sans raison

peut-être, d’échanger certains soirs leur casquette. Une

autre particularité aurait dû les distinguer : l’un disait

toujours bonjour, l’autre toujours bonsoir.

Mais on ne sut jamais si c’était Toujours qui disait

bonjour, ou Jamais qui disait bonsoir, car – entre

nous – comme ils étaient toujours ensemble, ils ne

s’appelaient jamais.

Paul Vincensini

Paul Vincensini né en 1930, à Bessans, d’un père corse et d’une mère savoyarde, et mort le 10 novembre 1985, est un poète français.
Alors qu’il était encore maître d’internat, Vincensini découvrit la poésie d’Alain Borne. Ce fut le début d’une intense amitié et d’une collaboration entre les deux hommes qui dura jusqu’à la disparition accidentelle d’Alain Borne en 1962. Dès lors, Vincensini ne cessa de multiplier les actions pour faire connaître le poète disparu, signant entre autres l’ouvrage qui lui est consacré dans la collection « Poètes d’aujourd’hui » chez Seghers. Sans doute peut-on dire que sans Vincensini, cofondateur avec Michel Rouquette du « Centre Alain-Borne », ce poète méconnu, aurait conservé sa grande part d’ombre.

Professeur de lettres et d’italien, Vincensini fut, sa vie durant, un propagandiste de la vie poétique, organisant et multipliant les manifestations, rencontres avec les poètes, spectacles et festivals poétiques, n’hésitant pas à se lancer lui-même dans des aventures éditoriales en créant les « Poèmes-missives » et le « Club du poème » qui publiera une quarantaine de titres. Mis à disposition par l’éducation nationale, Paul Vincensini accomplira un travail énorme de vulgarisation de la poésie dans les milieux scolaires, les associations, les organismes dépendant d’autres ministères que le sien. Il est aussi, avec Jean Pietri en 1982 le fondateur de la « Maison de la Poésie d’Avignon ».

Ses compositions personnelles, mélange de cocasserie, d’ironie et d’absurde, apparaissent comme un gigantesque pied de nez au mal être et au tragique existentiel.
Des sites internet lui sont consacrés :
http://www.paulvincensini.com
http://verlaine06.chez-alice.fr/

Caresse des cheveux

Illustration: Giovanni Boldini

Caresse des cheveux

De ma main je caresse tes cheveux,
D’une plume je passe sur tes yeux,
Je descends le long de ton corps
Pour y chercher des frissons encore

J’écris sur ton bras, des mots
Qui à eux seuls forment une histoire
Sous la douche au fil de l’eau
S’en iront tout mouillés, dare-dare

J’en écrirai d’autres sur ton ventre
Ils feront une danse celle d’une déesse
Pour lettre par lettre venir te prendre
Et t’emporter là vers cet antre,
Dans une farandole de folle liesse.

© G.Ecrits – 29.09.2008 

 

Où est le chemin ?

Je fais des rêves récurrents où je cherche mon chemin, dans un mix entre la Belgique, et la France, je passe les détails, tant c’est fatiguant.
Ensuite en parallèle, j’ai recommencé une psychothérapie axée sur la psychogénéalogie, histoire de retrouver les chemins de familles dysfonctionnelles, j’ai décidé de m’acheter une boussole. 🙂

Démarche totalement symbolique, histoire de tourner quelque peu en dérision ces rêves où j’en sors épuisée d’avoir cherché le chemin. Des rêves j’en connais le sens. A la place, je préférerais faire mon premier voyage qui était prévu à une date non déterminée, destination Sienne en Italie. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Souvenirs personnels – Réflexions sur une musique folklorique Hongroise

Réflexions sur une musique folklorique Hongroise (texte préparé sur ce blog en juin 2011 et resté en privé jusqu’à ce jour  🙂 )

« J’écoute, avec mon cœur, avec mon âme, et ces notes de musique m’étonnent, me ravissent, m’enchantent, mon cœur frissonne devant tant de beauté. Comment toi petit père, lorsque après une journée de rude labeur, peux-tu encore faire sortir de ton instrument, ses notes qui sont la vie, l’amour, la mort. J’admire moi petite étrangère la dextérité de tes gros doigts usés par le travail de la terre, qui parviennent pour un temps infiniment magique à m’emporter sur un nuage de musique où ton peuple me chante son existence, sa joie de créer, cette intensité dramatique, cette musique qui me pénètre parfois avec allégresse à d’autres moments avec tristesse. Je vois ces femmes aux jupes colorées tournoyer sous vos bras alors que vos bottes claquent et que de vos lèvres sortent les cris de votre passé toujours intact, toujours incroyablement vivant. Chanter, danser, je vous accompagne, mon âme vibre et mes jambes m’entraînent dans vos folles sarabandes, dans vos claquements de talons interminables. Je n’ai jamais entendu musique aussi vibrante, aussi riche de couleurs, soyez fiers de ce que vous êtes, de votre culture. Elle est riche et vous ne le savez pas. Je tacherai d’être votre propre miroir. »

Si vous souhaitez avancer le curseur, les hommes dansent assez longtemps. C’est rituel pour montrer dans la culture Hongroise leur savoir-faire pour éblouir les belles du village. 

Les vidéos ont changé et ce qui est écrit ci-dessous n’est plus tout à fait raccord 🙂
La vidéo ci-dessus est une des danses traditionnelles les plus dansées en représentation et dans leur culture.

Danse avec bottes et très beaux costumes régionaux. La danse a tout un code bien à eux dont je devrais un jour en faire un article. Je ne chante pas aussi bien que la dame, assise sur le banc au début de la vidéo, mais ai le timbre de voix de la deuxième dans la seconde partie dansée. Pour aller plus vite, vous pouvez bouger le curseur si vous trouvez cela trop long, ce que je peux concevoir. 🙂

Information complémentaire quant au nom de cette danse. Elle provient d’une région en Roumanie Kalotaszeg ([kɑlotasɛg] ; en roumain Țara Călatei) est le nom hongrois d’une région ethnographique rurale d’Europe centrale.

Cela me rappelle de bons souvenirs de danses quant aux pas 🙂

Texte repris de souvenirs anciens remontant à la trentaine, où j’ai passé pendant deux années en tant qu’autodidacte, une immersion complète dans la musique d’abord française en dansant des danses folkloriques, ensuite israéliennes, et puis grecques, roumaines et le début d’une grande histoire d’amour musicale hongroise.

D’abord les danses de là bas, ensuite, un poste devenu vacant de chanteuse, comme à l’accoutumée je fonce, et me voilà improvisée chanteuse hongroise de remplacement dans un petit groupe de musique à Bruxelles.

J’ai appris la phonétique, les chants par cœur, avec ma chaîne hi-fi, et mon double deck…ah oui je ne parle pas en mp3 ici (sourires), et avec des cassettes encore en ma possession, ajouté à cela des déplacements pour rencontrer une chorégraphe hongroise, qui m’apprenait les sons correctement, le chant. Il paraît que j’avais la voix (oui elle porte loin…faite peut être pour le théâtre re – sourires…), j’ai appris avec amour, cette musique qui m’atteint dans le cœur, dans le ventre, me donne des frissons. Les sons ils m’emportent là bas, en essayant de comprendre leur signification. Peuple tous issus du monde rural et que les régimes en place comme en Roumanie ont voulu faire taire à jamais.

Les jeunes là bas, hélas, ne jurent que par l’Amérique et en oublient leur culture profonde, leur racine, c’est comme cela. Ils ne restent que les irréductibles telle qu’une certaine Martha Sebestyen, il faut prononcer phonétiquement (sèbèstiène) qui, si vous avez vu le Patient Anglais, chantait de sa voix mélodieuse, une chanson si belle, et si jolie, qui dans le film était dit comme étant une berceuse alors qu’elle commence par : szerelem qui veut dire : mon amour !

La traduction je la possède peut être encore quelque part dans une armoire. Cette chanson là a été adaptée librement par la chanteuse très populaire en Hongrie, qui au départ chantait avec un groupe folklorique très populaire, qu’il m’aurait plu d’aller rejoindre. Il s’agissait du groupe Muszikas (que vous pouvez trouver dans les toutes médiathèques qui possèdent des musiques du monde).

Alors oui j’ai chanté pendant deux longues années, en public, en petit comité, pour les hongrois et hongroises aussi. Ce furent de très belles années de liberté totale.

Mes plus belles années je pense. Je chantais les notes, les chants avec mon cœur et ma sensibilité. Et puis j’offrais ce chant, à ceux qui étaient loin de chez eux. J’avais ce don, autant l’utiliser pour eux et pour moi aussi.

Et puis un jour le travail m’a rattrapée, et j’ai été exclue du groupe non professionnel, par manque d’assiduité, alors que mon travail demandait à ce moment là que je fasse des heures supplémentaires suite à une fusion entre les piles Mazda en France et les piles Wonder situées aux Pays-Bas. J’ai évidemment choisi, il a bien fallu. Et tout c’est ainsi arrêté.

Alors lorsque le film Le Patient Anglais est sorti et que j’ai su qui chantait, je me suis précipitée, pour écouter, pour me replonger là dedans, et j’ai pleuré.


Ce qui n’est qu’une adaptation faite par la chanteuse Marta Sebestyén. L’original est totalement différent.
L’original n’est plus accessible. Par moi-même sur une cassette en acapella.
Ces chants là je les ai aussi appris et je les connaissais par cœur.
J’ai appris à chanter les deux.

La musique tsigane, non pas celle que l’on vous déverses dans les tavernes ou restaurants populaires, mais la vraie et l’authentique, celle-là vibre également de sons uniques, et bien à eux, irremplaçables. Le commercial n’a rien à voir dans ce que je connais.


Un air que j’ai appris à chanter phonétiquement. Je ne comprends pas la langue, c’est très compliqué, mais j’en ressens des affinités profondes venues de je ne sais où.

Récemment, je me trouvais à Bordeaux, dans le centre, à la terrasse, le jour de mon anniversaire, au repas du midi. Et là comme d’habitude, des roumains jouaient leur petits morceaux de musiques pour touristes. Alors à chaque fois…je commence à être connue….par eux….je leur demande de me jouer un morceau bien à eux, et je commande. Et ils jouent, et c’est merveilleux !!!


Une petite conclusion que je viens de trouver 🙂 Très succincte.

Les images proviennent du site : http://www.muzsikas.hu/pictsysp/foto.htm

Pour le texte G. Oppenhuis 25 octobre 2007

La réunion des arbres (conte d’automne)

La réunion des arbres (conte d’automne) texte inspiré depuis un atelier d’écriture qui n’existe plus.

J’ai repris ce texte depuis mon ancien blog filamots et parce que angelilie ou Voyage Onirique a repris cette artiste en y mettant d’autres peintures, ceci avec bonheur.

 

La réunion des arbres

Elles volaient, tourbillonnaient, emportées par le balai qui les poussait en un tas de plus en plus épais. Il faisait déjà froid pour la saison en ces terres de l’hémisphère Nord.

Les mains du balayeur étaient engourdies par le froid et surtout par le vent qui soufflait ce matin par rafales.

Les feuilles étaient toutes si indisciplinées. Il avait beau les récupérer, un souffle, une brassée et tout lui échappait.

Il vit un tourbillon plus important se former dans le sous-bois. Il releva le col de sa grosse canadienne qui lui avait été donnée qu foyer du centre de secours. Il grommela entre ses dents sur le mauvais temps. A sa grande surprise, ce qu’il vit devant lui en quelques minutes se former sous ses yeux, de cela il se jura qu’il le raconterait après son travail ce soir au café du village.

Il vit une longue jupe couleur rouille, des bras enveloppés de rainures brunes foncées, jaunes, rejoignaient un cou et un visage entourés d’une longue chevelure auburn.

Il se baissa, ramassa une bouteille de rhum vide à ses pieds.

Il songea que ce ne pouvait pas encore être les vapeurs de la veille qui lui donnaient des hallucinations.

Effectivement la forme quelque peu hésitante se mit en mouvement et s’avança vers lui d’une démarche fluide et aérienne.

 –         Bonjour murmura la voix, j’ai dû abandonner mon parapluie dans les fourrés, la grêle était trop forte et il s’est brisé, emportant avec lui mon cœur si fragile. Le coup me fut fatal, la branche s’est cassée, a heurté mon front, me laissant sur le chemin voilà bien longtemps. Personne ne m’a cherché, je n’existe que pour peu de temps.

 –         Voilà que j’entends des voix se dit l’homme surpris et embarrassé.

–         Je m’appelle Automne, et pour une fois je viens pour vous aider dans votre entreprise.

 –         Cela m’étonnerait lui dit-il d’un ton bougon, nous n’avons même pas été présentés, et même si vous êtes ce que vous prétendez, que me voulez-vous ?

En éclatant de rire, des feuilles se mirent à voleter autour de la forme humaine. L’automne n’en faisait qu’à sa tête. Et ce serait pour le pauvre homme bien du travail supplémentaire. La saison ne voulait rien entendre. Elle dansait autour de l’individu planté le long du trottoir abasourdi que des morceaux de plantes se mettent à lui parler.

Elle reprit de plus belle avec ces mots :

 –         Ce matin c’est la fête, tu vas avoir droit à un vœu, c’est l’été qui me l’a autorisé. Quelques rayons de soleil filtraient parmi les branches et les feuillages du grand saule qui se trouvait dans la propriété du coin. Ses longs bras venaient lécher l’eau verdâtre de l’étang, s’y baignant, plongeant également dans les profondeurs obscures de l’endroit.

 –         Je ne crois pas aux vœux, ils ne se réalisent pas, ce ne sont que des histoires de bonnes femmes.

 –         Tatata Monsieur, vous êtes là chaque année à accomplir les mêmes gestes et me maudissant en votre for intérieur de ces enveloppes qui viennent ainsi vous encombrer les pieds et le balai.  Je sais que vous aimeriez mieux me voir disparaître dans les flammes de l’enfer, ce qu’à bien des endroits sur terre vous réussissez bien, et ceci en signant votre droit à ne plus respirer d’air pur et en nous découpant à tour de bras sur toute la planète.

 –         Cela n’est pas mon problème, j’ai besoin de ce travail pour survivre, la saison est dure cette année avec tous ces changements climatiques. Que me voulez-vous finalement ?

–         Chuuuut ! …..fermez les yeux…..attendez un peu…..

Seul le vent sifflait à ses oreilles. Il n’avait pas peur. Dans son existence misérable, il en avait vécu bien d’autres.

–         Ouvrez les yeux maintenant, lui murmura la silhouette frémissante.

Il se retrouva entouré d’autres arbres animés qui s’agitaient dans tous les sens, plongés entre eux dans un bruit épouvantable de feuilles qui bruissaient. Il se rendit compte qu’ils tenaient conseil. Un grand chêne imposant et majestueux semblait être l’orateur principal. Ils avaient dressé une table en tronc d’arbres déracinés par les nombreuses tempêtes. Des fruits de toutes sortes y étaient déposés ainsi qu’une maison légèrement en retrait, de forme circulaire, tout en bois, tournant au gré des rayons solaires l’attendait, prête à s’y installer.

–         Voici ta nouvelle demeure souffla le plus grand dans la verdure.

Le balayeur n’osait y croire, parcourant les pièces une à une, les yeux émerveillés.

–         Pourquoi ? Je ne comprends pas ?

–         Nous nous sommes concerté et nous avons décidé de récompenser ton labeur particulièrement en cette saison. Voilà la raison. Es-tu content ?

–         Oui…….oui……bien entendu…..mais pourquoi moi ?

Il entendait sa voix en écho au-dessus des cimes des ramures, tant le silence s’était fait dense.

Un grand coup de vent, tout disparu. Il se retrouvait seul au milieu d’un parc, le balai à la main. Il s’était endormi sur un banc public. Il se leva, retourna vers son travail abandonné quelques minutes plus tôt. Il souriait. Ce soir au bistro, il aurait de quoi raconter aux copains.

© G. Oppenhuis 25 septembre 2011

Illustration : Natalie Shau

 

Conversation entre nounours

Le jour où j’ai photographié le sujet en perspective, en levant le nez, j’ai vu ces deux compères et ai pu entendre ce dont ils parlaient :

Comment ça va sur la terre ?
– Ça va, ça va bien.
Les petits chiens sont-ils prospères ?
– Mon dieu oui merci bien.
Et les nuages ?
– Ça flotte.
Et les volcans ?
– Ça mijote.
Et les fleuves ?
– Ça s’écoule.
Et le temps ?
– Ça se déroule.
Et votre âme ?
– Elle est malade
Le printemps était trop vert
Elle a mangé trop de salade.
Jean Tardieu

Jean Tardieu, né le 1er novembre 1903 à Saint-Germain-de-Joux, dans l’Ain et mort le 27 janvier 1995 à Créteil, dans le Val-de-Marne, est un écrivain et poète français, inventeur extrêmement fécond, qui s’est essayé à produire dans tous les genres et tous les tons : humoriste aussi bien que métaphysicien, dramaturge et poète lyrique ou formaliste, il a déployé en plus de soixante ans une créativité exceptionnelle, faisant alterner une poétique classique avec le vers libre ou les tentatives audacieuses de l’écriture informelle. Avec une inquiétude métaphysique dissimulée sous l’humour, Jean Tardieu n’a cessé de se « demander sans fin comment on peut écrire quelque chose qui ait un sens ».

Et deux citations parmi d’autres. 

“Une heure de conversation vaut mieux que cinquante lettres.” Mme de Sévigné

“Un bon divan est souvent ce qu’il y a de plus efficace pour meubler une conversation.” Pierre Dac

Livres – Amélie ANTOINE – Fidèle au poste

Note de l’éditeur :

« Mai 2013, Saint-Malo.
Chloé et Gabriel forment un couple uni. Mais tout bascule lorsque Chloé disparaît brutalement. Gabriel tente alors de continuer à vivre, et il fait la rencontre d’Emma, une photographe venue s’installer dans la ville.
Mais Chloé s’est-elle véritablement volatilisée ?
Emma est-elle vraiment celle qu’elle semble être ?
Et si la réalité n’était pas telle que le jeune veuf la voit ?

Un roman à trois voix qui ne vous emmène jamais là où vous l’attendez…

Chloé
Bien sûr, je n’ai jamais imaginé qu’on en arriverait là. Tout ce que je voulais, c’était une vie un peu au-dessus de celle des autres, un peu plus précieuse, un peu plus lumineuse. Ce n’est pas ce dont on rêve tous ?

Gabriel
Finalement, on croit connaître les autres, mais ce n’est qu’une illusion. Et on croit se connaître soi-même, alors qu’à chaque instant, selon les circonstances, selon les personnes qu’on a en face de soi, on est quelqu’un d’autre.

Emma
À un moment, la situation m’a échappé, alors que je pensais tout maîtriser. J’ai cru que l’ambition était l’unique moteur valable dans la vie, mais j’ai découvert à quel point je me trompais.

Extrait
Gabriel attend. Je l’observe, impuissante. Il est rentré à la maison à l’instant. Il appelle « Chloé ? » en bas de l’escalier, d’un ton à la fois inquiet et plein d’espoir. Je voudrais pouvoir lui répondre. À cet instant précis, je voudrais qu’il m’entende. Je chuchote « Je suis là… », mais rien ne brise le silence de notre demeure. Je répète plus fort « Je suis là ! », mais Gabriel ne réagit pas. Ma voix résonne dans le vide, comme désarticulée. J’avance la main pour caresser son visage.
Il ne sent rien, évidemment. »

Ma réponse à ce livre :

Un roman que je recommande, oui oui ! Je l’ai trouvé génial pour un livre numérique, qui a eu le prix des lecteurs livres numériques. Un prix défiant toute concurrence. Il mérite davantage d’ailleurs.

L’extrait ci-dessus au début du livre m’avait beaucoup étonnée, me demandant si je n’allais pas plonger dans le surnaturel, la vie après
la mort ?Au début, l’histoire se traîne un peu. Oh ! que quelques pages seulement. Il a perdu sa femme et essaie de survivre. Ensuite intervient une rencontre qui lui donne l’envie d’aller de l’avant.

En tant que lectrice, je me suis laissée aller à la lecture, aux suppositions, car le sujet est un peu traité comme un roman policier. Je ne finissais pas de partir en supposition concernant la mort de Chloé et je me posais bien des questions. Je me suis laissée embarquée à fond la caisse. Vers la fin du livre je suis un peu déçue d’une décision prise, c’est dire que je vis le scénario et que l’auteur(e) est vraiment subtile et intelligente.

Et puis la fin ! Et là c’est  ENORME !  La première surprise. Je me dis ça c’est vraiment bien trouvé, moderne, actuel dans notre vie de tous les jours dans ce vingt et unième siècle. Et puis j’imagine la suite et je me fais ma propre histoire, en fonction de cette surprise.

Et la fin, là, elle m’a vraiment laissée pantoise ! Oh ! quelle chute, et surtout pas du tout ce que j’aurais pu imaginer et aurais pu croire que…..bon rien à dire, rien à dévoiler. Juste un conseil, c’est vite lu, tant c’est prenant. Moi en tout cas, j’ai éclaté de rire en fermant la dernière page et en me disant : « Bravo à l’auteur, je me suis bien fait avoir ! Génial ».
Et puis 😀 😀 clap, clap, bien mérité.

© G.Ecrits.

Ps : Lu il y a un bon moment, dès sa sortie. 

Perspectives bis

En complément de la photo du mois de janvier, j’avais fait quelques autres photos dans mon quartier ainsi qu’une photo de la suite des colonnes prise en haut des marches du Grand Théâtre, Place de la Comédie à Bordeaux. Ce beau bâtiment où se trouvent toutes les muses des arts sur le fronton.

Photo du mois de janvier 2020 – Perspectives et très bonne année

Depuis ce blog, je n’ai pas encore souhaité :  

🙂 🙂 🙂

Ce mois ci c’est Frédéric qui a choisi comme thème :

Perspective

« Technique de représentation de l’espace et de ce qu’il contient en fonction de lignes de fuite (généralement convergentes).

Cette photo a été prise hier aux Chartrons, Le quartier des Antiquaires se trouve là-bas dans le fond. Cette gargouille je l’ai découverte par hasard hier, placée au bout d’un tuyau d’écoulement d’eau provenant du toit. Elle me fait bien rire, là au ras des pavés. Les perspectives se trouvent au-dessus de sa tête. 

Quelles autres perspectives vais-je découvrir chez nos ami(e)s ? 🙂

Danièle.B, Who cares?, Lavandine, Philisine Cave, Nicky, Frédéric, Chris M, Julia, Tambour Major, USofParis,
Gine, Xoliv’, J’habite à Waterford, Gilsoub, Sous mon arbre, Renepaulhenry, Escribouillages, Christophe, Brindille, Lilousoleil,

Krn, FerdyPainD’épice, Morgane Byloos Photography, Giselle 43, magda627, Jakline, Eurydice, Marie-Paule, El Padawan, Josette,
Blogoth67, écri’turbulente, Cynthia, La Tribu de Chacha, Shandara, Pilisi, Mirovinben, Laurent Nicolas, Akaieric, Amartia.

***

Photo du mois de décembre 2019 – Trace

Ce mois ci c’est Gilsoub qui a choisi comme thème :

Trace

Que ce soit celle laissée ou celle suivie, persistante ou éphémère, multiple ou rare, vous pourrez laisser la vôtre sur votre blogue le 15 décembre à midi

J’ai pris cette photo toute récente dans le parking. Les feuilles restantes de l’automne sur ce sol granuleux donne l’impression qu’elles font parties intégrantes du bitume. Cela donne un effet un peu coloré en ces dernières semaines où la pluie est totalement au rendez-vous. 🙂 J’avais d’autres photos sous le coude et j’ai dû choisir. Celle-ci est davantage de saison.  🙂

Quelles traces vais-je découvrir chez nos ami(e)s ? 🙂

USofParis, Pink Turtle, Renepaulhenry, Josette, Akaieric, Frédéric, Gine, écri’turbulente, Shandara, Julia,
magda627, Christophe, Brindille, Betty, Pilisi, Dr. CaSo, Morgane Byloos Photography, Xoliv’, Escribouillages, FerdyPainD’épice,

Mirovinben, Who cares?, Amartia, Cynthia, El Padawan, Blogoth67, Krn, Danièle.B, Laurent Nicolas, Jakline,
La Tribu de Chacha, Sous mon arbre, Nicky, Tambour Major, Kelly, Philisine Cave, Lavandine, Gilsoub, Eurydice, J’habite à Waterford.

 

Il y a des moments

Jardin Public été 2014

Il y a des moments où tout s’en va
Où la vie vole en éclats
Le feu couvait sous les cendres
Depuis des années sans surprendre

Sur ce qui se passe aujourd’hui.
Les événements sont dans cet étui
Suspendus au bon vouloir du temps
Où se cognent tous les sentiments

Dans cet océan de douleurs et de souffrances
Endurées longtemps avec clairvoyance.
Voilà que le bout du chemin se dévoile
Ce n’est pas Salomé qui danse avec ses voiles

Mais une nouvelle vérité, un nouveau chemin
Dans les trois mois à venir pour écrire demain
En respirant enfin
En toute liberté.
07-07-2015

© G.Poésies

Haydn – Symphonie n° 101, l’horloge – Andante

Je viens d’entendre ce morceau sur Radio Classique et c’est trop dansant 😉 Et tout ceci en attendant mes réponses à vos gentils commentaires et vos visites et likes.

Les notes sautent allègrement
Elles se disent : Où aller ?
Si, do, fa, facile à jouer ?
L’orchestre comme un diamant
S’enflamme sur les secondes,
Se déploie comme l’onde
En cascade joyeuse.
© G.Ecrits décembre 2019