A Paulette ce 10 décembre 2014

IMGP0344-1X600

A Paulette,

Et voilà tu es partie tranquille comme tu as vécu, fort malade ces dernières semaines, et si câline, tu laisses un grand vide dans la maison où je ne te vois plus.

Hier soir, tu es venue ronronner dans mes bras jusqu’après minuit, faisant des câlins en parlant avec tes deux pattes. J’ai profité de nous deux, toi l’animal qui ne pouvait pas parler, mais le faisant si bien en déposant la patte sur le bras pour demander. Tu savais si bien te faire comprendre et nous apprivoiser fut une belle expérience.

Je t’ai accompagnée chez le vétérinaire, je n’ai pas ressenti que je te trahissais, mais au contraire qu’il fallait absolument maintenant abréger tes souffrances, même si les chats ne disent rien et restent dans le silence. Pas un miaulement, toujours essayer de te débrouiller.

Paulette3-1x600

Un animal de compagnie, bien plus que cela, je n’avais jamais connu de tels échanges. J’ai souvent pensé échanger avec des chercheurs à ce propos dans la ville où j’habitais, tu brillais de par ton intelligence dans la communication.

Je ne pensais pas écrire quelque chose ce soir, mais j’ai lu que c’était mieux d’écrire ou de parler. Alors je prends un peu de temps pour me souvenir de cette photo là en haut, où en Charente-Maritime, à la campagne, tu gambadais heureuse dans les broussailles, éloignant les intrus mâles, et un peu copine avec une petite dame chatte aussi que tu tolérais sur son territoire. Tu m’as bien fait rire. La nuit, tu sautais par la fenêtre de la salle de bains pour courir je ne sais où et ensuite tu revenais pour manger et dormir.

 

IMGP0195X600

 

HPIM0353