Livres polars et histoires de serial-killer, ceci sur le fil

Réflexion passagère sur le fil des livres polars et serial-killer associé au cerveau et au fil où tout bascule.

Je m’intéresse beaucoup au cerveau et si je devais recommencer mon existence, à cet instant et non pas 69 ans en arrière, j’aimerais plonger dans la recherche de cette partie du corps humain la plus importante d’après moi, ce qui s’y cache encore et nullement exploré.
Je dis cela par rapport au cerveau. Pour parler des livres de ce type, noirs, polars etc…. je m’interroge sur le mal dans l’être humain et qui quo-existe en nous tout comme le bien.

Bien souvent l’auteur d’un livre
(fiction, mais…. ? Chez Sandrine Collette, lors de son premier interview pour son premier livre « Des Noeuds d’Acier » , elle avait mentionné que son livre avait été tiré d’un fait divers, ceci de manière très très partielle. J’ai pu admirer son sens de ne pas trop s’étendre sur ce sujet. Une impression.)
rappelle l’enfance, oui peut-être. Cela pourrait concorder. Dans la BD « mon ami Dahmer le début de l’émergence de ce serial-killer sur les bancs de l’école est raconté par un ancien camarade de classe. C’est véridique. Dans « Le tueur intime » de Claire Favan,  et dans bien d’autres, ces hommes ou femmes basculent et se mettent à tuer. Il y a une chronologie plus ou moins identique qui démarre dans la petite enfance ou à l’adolescence.

je n’arrête pas de m’interroger. Pourquoi les uns qui ont vécu dans un même environnement et pas d’autres toujours dans les mêmes conditions de vie tombent de l’autre côté ? Je sais qu’il y a l’individu en lui-même, l’entourage malgré tout, même si c’est sinistre et en-dessous de tout, ceci pour l’origine du mal. Ou un référant qui donnera une parcelle d’amour et fera basculer l’avenir de cet être humain vers une voie sans ces déviations pour le côté meilleur. Ce qui m’intéresse c’est le moment où le fil se casse et où l’être bascule dans l’horreur.

Récemment j’ai vu sur FR2 sous forme de documentaire,  l’après deuxième guerre mondiale. Les Allemands en ont tué du monde sur l’Europe en plus des juifs. Les civils, les enfants, et ensuite tout bascule en Europe. Les rôles s’inversent. Les Allemands sont mis dans des camps et subissent ce qu’ils ont fait à d’autres. Les victimes ou autres sont eux-mêmes devenus bourreaux. Et ainsi de suite sans compter Staline et les horreurs de ce qu’il accompli. Ceux sous ses ordres. Des individus lambda.

J’aime beaucoup Hannah Arendt  et son traité sur la banalisation du mal lors du procès à Nuremberg. J’ai vu le film de l’extrait de la vie de cette femme avec beaucoup d’intérêt. Elle dit aussi en parlant de l’esprit :
« [….La pensée a un rôle purgatoire : elle est l’occasion de se retirer du monde, de s’en rendre spectateur. C’est en restant ainsi dans le domaine privé qu’il est possible d’utiliser la volonté pour décider ce qui est bien et ce qui est mal (ce qui peut donner lieu à la méchanceté, au mal radical). Mais c’est surtout par cette purgation par la pensée qu’il est possible face à un événement dans le domaine public de faire preuve de discernement, de juger ce qui est beau et ce qui est mal (et c’est faute d’un tel jugement que peut apparaître la banalité du mal comme dans le cas d’Eichmann).[…..]

Dans cet extrait je n’aime pas le mot purgatoire. C’est réducteur pour moi. La notion de purgatoire m’exècre. J’aurais aimé qu’elle développe. Je devrais lire les écrits de cette dame dans la banalisation du mal. Je pense que ces êtres serial-killers ou montres qui tuent pour le plaisir uniquement, par sadismes, tortures, sont arrivés à cette forme de banalisation dans les gestes, et en retirent même une gloriole et plaisir, jouissance toute narcissique.

Et vous qui passez sur cette réflexion qu’en pensez-vous ?

Ce que c’est que la mort – Victor Hugo

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Ce que c’est que la mort

Ne dites pas : mourir ; dites : naître. Croyez.
On voit ce que je vois et ce que vous voyez ;
On est l’homme mauvais que je suis, que vous êtes ;
On se rue aux plaisirs, aux tourbillons, aux fêtes ;

On tâche d’oublier le bas, la fin, l’écueil,
La sombre égalité du mal et du cercueil ;
Quoique le plus petit vaille le plus prospère ;
Car tous les hommes sont les fils du même père ;

Ils sont la même larme et sortent du même oeil.
On vit, usant ses jours à se remplir d’orgueil ;
On marche, on court, on rêve, on souffre, on penche, on tombe,
On monte. Quelle est donc cette aube ? C’est la tombe.

Où suis-je ? Dans la mort. Viens ! Un vent inconnu
Vous jette au seuil des cieux. On tremble ; on se voit nu,
Impur, hideux, noué des mille noeuds funèbres
De ses torts, de ses maux honteux, de ses ténèbres ;

Et soudain on entend quelqu’un dans l’infini
Qui chante, et par quelqu’un on sent qu’on est béni,
Sans voir la main d’où tombe à notre âme méchante
L’amour, et sans savoir quelle est la voix qui chante.

On arrive homme, deuil, glaçon, neige ; on se sent
Fondre et vivre ; et, d’extase et d’azur s’emplissant,
Tout notre être frémit de la défaite étrange
Du monstre qui devient dans la lumière un ange.

Victor Hugo.

Le coeur

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Le cœur

Nous naissons avec le coeur
Nous respirons avec le cœur
Nous donnons avec le cœur
Nos enfants sont des « zamours » de cœur
Nous aimons avec le cœur

Je préfère faire l’amour avec le cœur
Je préfère avoir des amis de cœur
Je ne suis pas toujours un enfant de chœur

J’aime toutefois chanter en chœur
Chercher l’âme soeur de tout mon cœur
Choisir mon roi de cœur
Me promener au centre de la ville dans son cœur
Me donner sans compter, la rage au cœur

Et si parfois j’ai mal au cœur
Devant les injustices et le manque de cœur
De certaines situations faire contre mauvaise fortune bon cœur
Je ne puis que t’approuver et te serrer contre mon cœur
Toi ami(e), avec l’amitié du cœur

© G.poésies – Anciennement freesia – 2 janvier 2007