Journal de brindille du 26-03-2019

Bon mardi à tous,

Je me fais rare depuis décembre dernier, le 4 exactement. Le jour où nous sommes allés chercher Minouche trois mois à Blaye chez une dame bénévole qui s’occupe de les donner après récupération dans les quartiers de cet endroit, abandonnés. J’avais vu sa photo et j’avais craqué.


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Aujourd’hui :

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En revenant, un accident expliqué dans un article à ce sujet. La réparation en attente fut longue, soit au mois de février. Là j’ai cette fois-ci une voiture de remplacement. Un mois après, accident dans le parking, super idiot, où je ne suis nullement responsable. Conclusion, carrosserie de droite et de gauche quasiment neuve.

Durant ce premier trimestre beaucoup d’événement presque journalier souriants ou un peu moindre lorsque le dos se rappelle à soi. L’ostéopathe fait bien son travail. A croire que mars soit un mois dans ce sens, la fille aînée de mon mari est alitée à cause d’une sciatique carrément coincée entre deux vertèbres sans plus aucun coussinet entre les deux. Mon mari a dû subir une sacrée forme de lombalgie. Deux visites chez le kiné et voilà que cela va beaucoup mieux. Quant à moi, cela voyage, et je m’habitue à vivre avec ces maux qui se déplacent. La personne que je vois est très efficace, trop mal aux côtés du bassin. (Ce n’est pas celui d’Arcachon, quel dommage pour le bien et non le mal 😉

Beaucoup de rires ici, de la vie avec Minouche. Des projets de voyage. L’homme a dit oui à mes propositions. De toute manière, je veux me fixer un trajet en Europe, avec lui ou sans, et nous arrêter là où c’est intéressant pour nous, mais aussi pour moi. 😉 

Je lis beaucoup, regarde des documentaires et aussi vais de temps en temps que dans les mails.
Minouche ne permet pas du tout de rester sur le pc portable. Trop curieuse la coquine. 

Aujourd’hui, visite chez le véto pour la deuxième fois. Minouche sera stérélisée. Nous l’avons emmenée à deux pas de chez nous, (ça c’est pratique) pour la future opération à 8,15h. Elle était la première. J’ai beaucoup échangé avec la dame chez qui je suis allée la chercher (sa maman d’adoption 🙂 ) Une femme super gentille qui m’a bien tout expliqué en complément de ce que j’ai lu sur internet. Nous irons la chercher ou bien moi toute seule cet après-midi. Elle sera un peu dans le cirage, tout dépendra de sa personnalité. Quel calme ici. C’est étrange.

Je suis allée en Belgique voir la famille chez  mon fils. Mon petit-fils se préparait à chanter le mardi soir dans une comédie musicale, très bien faite et il y a de quoi raconter pour cette belle initiative orientée sur notre planète.
J’y ai vu dans une autre commune au sud de Dworp, à Enghien, l’aînée de mes petites filles, bientôt 27 ans. Cela faisait trois ans en été que nous ne nous étions plus vues en-dehors de WhatsApp. Qu’est ce qu’elle peut me faire rire et tout récemment par téléphone, avons imaginé que j’irais me présenter aux sélections de the Voice pour chanter une version d’une chanson de Charles Aznavour mi-rap, mi-chanté façon personnelle. Nous avons imaginé toutes les deux mon habillement. Elle m’a bien fait pleurer de rire. Trop drôle vraiment. Pour son petit garçon qui va avoir sept ans. La vie de ce petit si triste. En Belgique, c’est comme en France, le mode social pour la défense de l’enfant, complètement nulle. Son père un pervers-narcissique de première catégorie, qui renvoie à ce petit une si mauvaise image de sa maman. Bref, d’une telle manipulation. Une honte. Cela fait sept ans qu’elle se bat pour son garçon et à ce jour encore rien de concret. (Ceci est très résumé et passe au-dessus de bien des détails administratifs et autres.)

J’ai fait récemment pas mal de photos dans le quartier avec ce beau soleil printanier. 🙂
Elles sont encore dans mon apn, et aussi sur mon tel portable pour Minouche ou mon petit-fils qui a eu des aventures costaudes aux skis fin février, avec une virée en hélico avec sa maman, après une chute avec ses skis. Ma belle-fille heureusement avait vu que cela ne pourrait pas être trop grave. N’empêche que les secours ont fait super bien leur travail et il s’en est sorti avec pas mal de contusions. Il a eu le courage de remonter sur ses skis quelques jours après et a pu passer son concours deux étoiles. Je ne sais à quoi cela correspond, je ne l’ai pas encore eu au téléphone. Le week-end dernier il se trouvait à Londres avec ses parents, une cagnotte pour son anniversaire de fin décembre (dix ans). J’attends qu’il me raconte tout cela. 🙂

Je pensais être concise, et voilà que j’ai ratissé large 🙂 
Minouche pas là et je puis enfin m’étendre plus longuement sur quelques événements et il en manque encore.

Entre les maux de dos, mon voyage, Minouche, mes lectures, la télé, quelques déplacements à pied ou en voiture, même plus moyen d’aller également aider sur le forum d’assistance. Je privilégie de loin pour le moment ma vie réelle et de temps en temps vient m’égarer chez l’un(e) ou l’autre. Le hasard uniquement dans mes abonnements.

Pour Gisèle, j’espère relever pour une fois son jeu des citations. 😉

Un grand merci pour vos commentaires, vos visites. ❤ de tout coeur.

 

Tant de temps + toute petite pause

TANT DE TEMPS

Déjà 17 heures. Je pense à la chanson de Jacques Dutronc. Bruxelles ne s’éveille pas. Je quitte mon univers bureaucratique étriqué, comme un fœtus sort du ventre de sa mère lorsque le temps est arrivé à son terme.

Vendredi, fin de semaine. Un jour comme un autre. Et pourtant non, chose étonnante ce soir, le soleil brille de mille feux. Une belle journée printanière qui se termine.

Je prends ma veste dans la penderie, devenue trop chaude pour la saison, tant pis, il faudra bien que je la mette, car ici le temps peut changer d’un jour à l’autre si rapidement. Aujourd’hui 17° demain 11°. J’ai appris à l’école, que nous vivions sous un climat tempéré. Quel drôle de terme pour ce pays, où les températures montent et descendent comme des montagnes russes. Le climat dit-on est déréglé. Mais peu importe, la veste sur le dos, le bureau pas trop mal rangé, je m’éloigne de cet endroit plein de papiers et de mauvaises odeurs, pour fermer le temps de deux journées complètes, la porte à clef de cet endroit où le vampire patron, m’a sucé toute mon énergie.

 

Je descends presque en sautillant les marches recouvertes d’un tapis usagé que tant de pas ont déjà foulé, et où je manque de m’étaler sur une seule marche qui me fait un croc en jambe, histoire d’un peu corser ma sortie de ce soir. J’injurie tout bas ce bout de tissus épais qui, une fois de plus a failli me faire tomber.

Je m’empresse de sortir. Le tram, cette fois ci je ne souhaite pas le rater.
L’arrêt est à deux pas.

Les poubelles ont été sorties la veille au soir et elles jonchent encore le trottoir, étalées devant moi, quitte à les enjamber une fois sur deux. Des cartons par-ci, d’autres sacs plastiques par-là, bien fermés et réglementés par Bruxelles-Propreté. Je me demande en voyant tout cela où se trouve la propreté. Elle a dû se perdre dans les nombreux formulaires sortis, pour l’occasion de la nouvelle réglementation.

 

L’atmosphère tend vers la clarté. Je regarde les arbres autour de moi, remplis de petites feuilles toutes nouvelles, qui commencent à pousser d’un vert si tendre, que je les mangerais et en ferais une excellente salade. Je ris de ma comparaison ridicule. Plongée dans mes réflexions, j’oublie les arbres et vais m’asseoir sur le banc de l’abri, afin d’attendre ce tram avec tellement d’impatience. La maison m’attend et le repos aussi. Mais non que dis-je ? Quel repos ? Encore tant de choses à faire !!!!

 

17h10 le transport en commun ne saura tarder. Une dame assise à côté de moi, vêtue de vêtements sombres, secoue autour de ses doigts les clefs de sa maison ou de son appartement. Je ne connais rien d’elle et pourtant nous sommes là côte à côte et trouve ridicule de ne pas nous parler, parce que notre éducation ne l’a pas permise.

Je regarde devant moi les yeux dans le vague, la verdure entre les rails. Cette herbe, une nouvelle expérience pour l’environnement de la région, histoire d’enjoliver ces deux barres parallèles qui montent vers le parc situé en haut de la chaussée, cette herbe si tendre, si verte, apparemment immaculée.

 

Un homme accompagné de son chien passe devant moi. Je me dis que la promenade doit bien être difficile, pour devoir ainsi sillonner entre les crottes laissées par d’autres animaux de compagnie passés avant le sien qu’il traîne derrière lui sans aucun entrain ! J’oublie mes pensées et je me laisse aller à savourer ces instants avec beaucoup de bonheur. Le soleil darde ses rayons sur mes jambes allongées dans un abandon total à la chaleur de cette fin de journée.

 

Je sens monter en moi une énergie incroyable, une joie exquise, c’est le printemps et je sens ce renouveau couler dans mes veines, cette sève qui monte aussi en moi sous forme de projets, d’exaltation passagère. Une brise légère vient me chatouiller le bout du nez. Je souris ce soir à la vie, pour cet astre qui la donne sur notre terre.

Je respire l’air qui passe. L’odeur est légère, malgré les automobiles qui circulent, aussi bien celles qui montent la chaussée, que celles qui la descendent. Que de pollutions et pourtant, je respire, je sens, je hume l’odeur des arbres, et je parviens à détecter au-travers de toutes ces senteurs diverses, quelque chose de respirable, de bon, de délicieux à humer. Je prends ce que je peux, car l’endroit n’est guère propice, mais l’instant est merveilleux.

Je me tourne vers la dame toujours assise à côté de moi et nous parlons pendant quelques secondes de ce beau temps.

 

Le tram 18 qui nous amènera à notre destination doit bientôt arriver, c’est bientôt l’heure, tient-le voilà ! Il arrive. Mes yeux scrutent l’horizon, l’arrivée tant attendue de ce transport.

Et puis déconfiture, il s’agit d’un « hors service ». La dame souhaite monter, mais les portes ne s’ouvrent pas, forcément, ce n’est pas le bon ! Je lui signale qu’il est encore trop tôt.

Nous sommes là assises, complices dans l’attente, silencieuses. Je profite toujours des feuilles, du ciel, de la chaleur sur mes jambes, un moment privilégié, un bonheur qui passe, quelques moments fugitifs.

 

17h15, il est en retard de 2 minutes, c’est normal, la ligne est fort fréquentée, et en plus il vient du centre et se dirige vers la direction « Silence » où se situe son terminus. Pourquoi Silence, car là se trouve un cimetière hors de la ville. Cela dût être d’actualité il y a bien longtemps, maintenant le lieu-dit « Silence », n’est plus aussi silencieux qu’autrefois. Un quartier est venu s’y ajouter. La circulation y est intense, elle se dirige vers une autre agglomération importante. Une autre ligne de tram y passe aussi et prend une direction différente. Un véritable carrefour cet endroit où reposent ceux ou celles qui ont terminé leur parcours sur terre.

Je consulte ma montre, mais nom d’un chien quand va t’il donc arriver ce foutu tram. Il a déjà 2 minutes de retard.

Puis le miracle s’accomplit, l’attente se termine.

Le voilà le long d’un quai construit en plein air, à l’arrêt. Mais les portes restent ostensiblement fermées. Le conducteur se lève les vérifie. Pas moyen de monter, il va encore falloir attendre. Je subis ce contre temps avec patience, il fait si beau.

Il reste à l’arrêt, il est en panne.

© Geneviève O. Mai 2004

Totalement autobiographique, avant que je ne vienne habiter à Bordeaux en mai 2004. Quant à la sortie du boulot, j’ai dû donner mon préavis avant mon mariage et mon voyage vers la France 🙂 Le tram n’est plus le même et ne porte même plus le même numéro. Tout a bien changé depuis cette date. 🙂

Gazette de brindille du 20-04-2016

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Bon mercredi à tous et à toutes.

Je suis désolée de ne pas encore avoir rattrapé les derniers commentaires ni participé aux visites du Silent-Sunday de dimanche dernier.

J’ai pas fait le dernier Challenge image-citation de Gisèle, qu’elle m’en excuse.  Je suis très fatiguée. Effets secondaires d’un antibiotique actuel.

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Clic sur image pour l’agrandir

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Je viens à l’instant de recevoir les résultats d’une analyse, et vais devoir retourner chez le docteur. Je me sens épuisée. Je m’apprêtais d’ailleurs à retourner chez le toubib pour ce sommeil qui me terrasse depuis que je prends mon antibiotique.  En ce moment, j’ai froid, j’ai mal partout comme une grippe. Bref, c’est pas la grande forme.

J’ai très envie de fermer mon blog, car je me demande à quoi bon ?

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Pourtant en allant chez le dentiste hier, oui mes dents c’est presque terminé et les fausses sont magnifiques, j’avais fait quelques photos les premières du printemps sur les arbres, les feuilles, que du vert. Ceci depuis la clinique. D’ailleurs sur la première ici, il y a l’entrée des urgences de Bordeaux-Nord.  🙂  Je prends les raccourcis dans les couloirs pour arriver plus vite à l’extension dentaire de la clinique.

Ce matin, je lis que chez Bernie il fait au mois d’avril le lundi vert.  Comme j’avais préparé les clichés ce matin pour en faire un article et puis pour l’article j’ai laissé tombé, plus envie.

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J’ai trois chroniques en attente de livres lus. Dans ce domaine heureusement, je lis, je lis et je lis encore. Je dévore.  Je voulais tenir au courant les plus proches au niveau du blog sur brindillebis de pas mal de choses plus intimes et que je ne souhaite pas mettre en public. Je n’ai pas ce courage. Je me sens vraiment très fatiguée. J’ai le moral qui monte et qui descend. Je suis née comme cela, et la suite n’a rien arrangé. Toutefois, j’aime regarder le soleil dehors 🙂  Ce qui est affectif c’est en privé aussi.

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Atelier chez jill bill – Adonis

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Pour le défi du prénom du mercredi où il y a bien longtemps que je n’ai plus participé. 🙂

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Illustration

Voir les autres participations

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A llongé sur un pré au soleil du printemps
D ans tes bras je me fais languissante.
O u faut-il que je me fasse ardente,
N ouant ainsi nos désirs gourmands.
I vresse des sens lorsque tu nous tiens
S oyons roi et reine dans cet écrin.

© G.Ecrits